admin
24/05/2010, 18h25
Sommes-nous les gens les plus déprimés de la terre ?
http://wassil.free.fr/images_web/petidejtable.jpg
Non. Pourtant, un livre-rapport du professeur Zarifian établit de façon irréfutable que notre pays consomme de deux à quatre fois plus d’anxiolytiques, hypnotiques, antidépresseurs et autres neuroleptiques que n’importe quel autre pays européen. Voici Pourquoi.
(…) Reste une triste vérité. On le sait depuis longtemps, on ne cesse de le dire, de le répéter, de l’écrire et de le lire partout : la France est la championne du monde toutes catégories pour la consommation des drogues psychotropes, ces fameuses petites pilules du bonheur – tranquillisants, hypnotiques, antidépresseurs et autres neuroleptiques .
On l’a même tellement entendue, cette triste affirmation, que l’on finit par ne plus y prêter attention, par vivre avec, car on s’habitue à tout. Comme d’autre part la France est un pays où il fait tellement bon vivre, n’est-ce pas, il n’y a aucune raison que tellement de gens y soient déprimés. De plus, nous détenons également le ruban bleu de la consommation de vin, excellent antidépresseur naturel. Alors on finit par ne même plus croire à ces funestes statistiques, on se dit qu’il doit y avoir une erreur de calcul quelque part dans les comptes d’apothicaires, et que cette surconsommation médicamenteuse alléguées est une sorte de monstre du Loch Ness, dont on parle tout le temps et que l’on ne voit jamais.
Pourtant, début 1995, Simone Veil, alors ministre de la santé, décida d’en avoir le cœur net : elle confia à Edouard Zarifian, professeur de psychiatrie et de psychologie médicale à l’université de Caen, une mission d’étude sur cette boulimie française pour les psychotropes, sur ses causes, sur ses mécanismes, et sur les conséquences de ce qui apparaît désormais comme un véritable phénomène de société. Edouard Zarifian a remis son rapport officiel au ministère de la Santé au printemps dernier. Il vient d’en tirer un livre (1), destiné au grand public, qui devrait se trouver en librairie à partir du 11 septembre. Et qui, attirant une large attention sur le problème, contribuera peut-être à éviter que le rapport Zarifian ne s’endorme dans les tiroirs du ministère. Ainsi, certaines des solutions suggérées seront-elles éventuellement mises en œuvre, malgré les puissants intérêts qui militent pour le statu quo.
Car le doute n’est désormais plus permis. Non, il ne s’agit pas d’une rumeur infondée, mais d’une réalité : la France consomme en moyenne, et selon les catégories de produits, de deux à quatre fois plus de psychotropes que n’importe quel autre pays européen. Les chiffres ne sont pas contestables, et pour cause, explique Edouard Zarifian : « Ils proviennent de sociétés privées spécialisées qui vendent leurs informations aux laboratoires pharmaceutiques, pour permettre à ces derniers d’affiner leur marketting. » Car, il faut le savoir, les médicaments les plus sérieux, y compris ceux destinés au cerveau, sont, tels les yaourts ou les chaussures de sport, l’objet de stratégies commerciales sophistiquées. Le but n’est pas (chacun son métier) de soigner les gens, mais de leur vendre des molécules. (…)
Pour + d'infos cliquez sur ce lien: http://wassil.free.fr/index.htm
Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé: http://www.afssaps.fr/
:cool: Article posté par le fondateur de: www.seleo.fr (http://www.seleo.fr)
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Non. Pourtant, un livre-rapport du professeur Zarifian établit de façon irréfutable que notre pays consomme de deux à quatre fois plus d’anxiolytiques, hypnotiques, antidépresseurs et autres neuroleptiques que n’importe quel autre pays européen. Voici Pourquoi.
(…) Reste une triste vérité. On le sait depuis longtemps, on ne cesse de le dire, de le répéter, de l’écrire et de le lire partout : la France est la championne du monde toutes catégories pour la consommation des drogues psychotropes, ces fameuses petites pilules du bonheur – tranquillisants, hypnotiques, antidépresseurs et autres neuroleptiques .
On l’a même tellement entendue, cette triste affirmation, que l’on finit par ne plus y prêter attention, par vivre avec, car on s’habitue à tout. Comme d’autre part la France est un pays où il fait tellement bon vivre, n’est-ce pas, il n’y a aucune raison que tellement de gens y soient déprimés. De plus, nous détenons également le ruban bleu de la consommation de vin, excellent antidépresseur naturel. Alors on finit par ne même plus croire à ces funestes statistiques, on se dit qu’il doit y avoir une erreur de calcul quelque part dans les comptes d’apothicaires, et que cette surconsommation médicamenteuse alléguées est une sorte de monstre du Loch Ness, dont on parle tout le temps et que l’on ne voit jamais.
Pourtant, début 1995, Simone Veil, alors ministre de la santé, décida d’en avoir le cœur net : elle confia à Edouard Zarifian, professeur de psychiatrie et de psychologie médicale à l’université de Caen, une mission d’étude sur cette boulimie française pour les psychotropes, sur ses causes, sur ses mécanismes, et sur les conséquences de ce qui apparaît désormais comme un véritable phénomène de société. Edouard Zarifian a remis son rapport officiel au ministère de la Santé au printemps dernier. Il vient d’en tirer un livre (1), destiné au grand public, qui devrait se trouver en librairie à partir du 11 septembre. Et qui, attirant une large attention sur le problème, contribuera peut-être à éviter que le rapport Zarifian ne s’endorme dans les tiroirs du ministère. Ainsi, certaines des solutions suggérées seront-elles éventuellement mises en œuvre, malgré les puissants intérêts qui militent pour le statu quo.
Car le doute n’est désormais plus permis. Non, il ne s’agit pas d’une rumeur infondée, mais d’une réalité : la France consomme en moyenne, et selon les catégories de produits, de deux à quatre fois plus de psychotropes que n’importe quel autre pays européen. Les chiffres ne sont pas contestables, et pour cause, explique Edouard Zarifian : « Ils proviennent de sociétés privées spécialisées qui vendent leurs informations aux laboratoires pharmaceutiques, pour permettre à ces derniers d’affiner leur marketting. » Car, il faut le savoir, les médicaments les plus sérieux, y compris ceux destinés au cerveau, sont, tels les yaourts ou les chaussures de sport, l’objet de stratégies commerciales sophistiquées. Le but n’est pas (chacun son métier) de soigner les gens, mais de leur vendre des molécules. (…)
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