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Voir la version complète : La flore bactérienne vaginale et le pH du vagin !!!


admin
05/06/2010, 13h40
Définition " flore " :


En botanique :
Ensemble des végétaux qui croissent de façon naturelle dans un pays, une région ou à une époque donnée.

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En Médecine :
Flore bactérienne : ensemble des micro-organismes vivant à l'état naturel ou pathologique dans certaines parties de l'organisme.

En Gynécologie :
La flore bactérienne vaginale saine : ensemble de micro-organismes colonisant le vagin et formant un biofilm protecteur sur la muqueuse vaginale empêchant la prolifération des germes pathogènes par inhibition de leur croissance, leur adhésion et leur développement..
Elle est constituée 108 à 109 germes/ml de sécrétion vaginale répartie en 5 à 6 espèces de micro-organismes avec un état d'équilibre entre les germes pathogènes et nonpathogènes, ces derniers sont composés essentiellement de germes saprophytes (qui vivent sur un hôte sans entraîner de maladie) et en particulier les bacilles de Döderlein (ou lactobacilles) qui représentent environ 95 % de la flore vaginale globale. Les espèces restantes sont essentiellement des germes anaérobies, 2 à 5 fois plus nombreuses que les germes aérobies (Gardnerella vaginalis, Mycoplasma hominis, Prevotella spp, Pepto Streptococcus spp).

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Certains auteurs classent les micro-organismes composant la flore vaginale en trois groupes :


Micro-organismes sans pouvoir pathogène connu :
Lactobacillus ;Corynebacterium ; Neisseria autres que gonorrhoeae ; Staphylocoques non aureus
Micro-organismes toujours pathogènes : Neisseria gonorrhoeae ; Chlamydia trachomatis ; Trichomonas vaginalis ; Herpès virus.

Micro-organismes commensaux éventuellement pathogènes : Candida albicans ; Gardnerella vaginalis ; Mobiluncus spp ; Mycoplasma, Ureaplasma ; Staphylococcus aureus ; Streptococcus spp ; Anaérobies strictes ; Entérobactéries ; Papillomavirus.




Les mécanismes de l'inhibition de la prolifération des germes pathogènes par les lactobacilles (bacilles de Döderlein) :


Le pH du milieu vaginal :
En métabolisant le glycogène emmagasiné dans les cellules de l'exocol utérin (sous l'influence des oestrogènes), les lactobacilles produisent de l'acide lactique. Cet acide produit permet le maintien du pH du milieu vaginal entre 4 et 4,5 ; cette acidité joue un rôle bactériostasique empêchant la prolifération de la plupart des germes vaginaux pathogènes excepté le Candida Albicans.

La sécrétion de peroxyde de l'hydrogène par les lactobacilles :
Par son effet oxydatif, le peroxyde de l'hydrogène joue le rôle de puissant inhibiteur de la prolifération des germes pathogènes anaérobies stricts en inhibant l'implantation de ces germes, en particulier les Gardnerella vaginalis.

La sécrétion des bactérocines :
Ce sont des dérivés protéiques produits par les lactobacilles ; ils sont capables de se fixer et de déstabiliser la membrane cytoplasmique des germes en formant des pores.

L'arginine désaminase :
Les lactobacilles produisent cette enzyme, qui en métabolisant l'arginie, prive les germes pathogènes de cet acide aminé nécessaire à leur croissance et leur prolifération.

Inhibition de l'adhésion des germes pathogènes :
En adhérant à la surface de la muqueuse vaginale, le biofilm constitué par la flore vaginale joue le rôle de barrière limitant l'adhésion des germes pathogènes.
La capacité des lactobacilles à s'adhérer de façon spécifique à la fibronectine renforce l'efficacité du biofilm protecteur. Cette capacité est plus forte dans les milieux à pH acide, comme c'est le cas dans le milieu vaginal normal.
Les lactobacilles produisent aussi des biosurfactants, en particulier la surfactine, un inhibiteur d'adhésion de certains germes pathogènes comme l'E.Coli, et Candida Albicans.

Les lactobacilles possèdent la capacité de co-agréger aux germes pathogènes ce qui empêche ces derniers d'accéder et s'adhérer aux tissus cibles et les infecter.

La flore vaginale joue aussi le rôle de la première ligne de défense immunitaire vaginale en stimulant les défenses pré-immunitaires grâce aux antigènes de surface des micro-organismes composant cette flore.


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